Mot de la directrice

L’innovation et la recherche demeurent parmi les principaux leviers du développement économique et social des pays, notamment avec les nouvelles donnes mondiales basées sur la compétitivité. Ainsi, l’heure est indubitablement à la mise en place des mécanismes nécessaires afin justement de se mettre au diapason d’une concurrence rude à laquelle fait forcément face toute nation voulant continuer dans le sillage du développement. On ne peut aucunement, d’ailleurs, rester en marge de ce processus surtout dans un contexte où notre pays s’apprête à se lancer, la baisse des recettes pétrolières oblige, dans une démarche visant à valoriser la production nationale. Et ce, pour échapper à la politique de l’austérité qui risque de, si rien n’est fait dans ce sens, faire vivre à l’Algérie les pires moments de la crise qui avait ébranlé l’économie du pays à la fin des années 80.

L’amélioration des performances scientifiques et technologiques des organismes de recherche et des processus de valorisation afin d’aboutir à la transformation du savoir en de nouveaux procédés, en de nouveaux produits et en de nouvelles formes d’organisation peut s’avérer comme notre planche du salut. Il est donc, inéluctable de songer, d’ores et déjà, à mettre en œuvre davantage la politique de l’innovation technologique qui est en mesure de créer de la valeur ajoutée et des emplois compétitifs. Et surtout, l’Algérie recèle, ces dernières années, un potentiel scientifique et créatif non négligeable.

Seulement, faut-il le souligner, l’absence d’une politique appropriée pour la valorisation de la recherche et le transfert technologique vers la sphère socio-économique peut être considérée comme le véritable aléa qui freine considérablement l’impact de ces activités. L’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET) qui a vu le jour en 1998, par décret exécutif N° 98-1 3 7 « du 06 Moharrem 1419 correspondant au 03 mai 1998 » et placée sous la tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, œuvre dans le sens de s’adapter aux multiples changements imposés par le nouvel environnement mondial.

Cet organisme s’est vu assigner justement la mission de prendre en charge cette préoccupation qui est d’être une passerelle entre le monde socio-économique et celui de la recherche scientifique, et par là, de mobiliser au mieux, les savoirs en faveur de la croissance économique et de l’amélioration du cadre et de la qualité de vie. Pour mener à bien cette stratégie, l’ANVREDET a mis en place tout un processus de valorisation permettant aux chercheurs et inventeurs de protéger et de transférer leurs résultats vers les entreprises du tissu industriel. Aussi, et grâce à son programme d’appui et de soutien, les entrepreneurs ont l’opportunité d’exploiter leurs idées innovantes par des startups créées à cet effet et répondant à une priorité nationale.

Par ailleurs, soucieuse de mettre en œuvre tous les moyens visant à améliorer l’état de l’innovation et de l’entrepreneuriat dans notre pays, l’ANVREDET contribue activement dans la sensibilisation des jeunes algériens à l’esprit de l’innovation et de l’entrepreneuriat par le biais de l’organisation de séminaires, de concours, d’ateliers de coaching, etc.

La communication relève aussi parmi principales préoccupations de l’ANVREDET afin d’assurer un contact fluide avec nos partenaires, les porteurs de projets, les entreprises et le monde universitaire. C’est pour cela que j’estime que ce site internet peut servir d’une tribune d’échange entre l’ANVREDET et toutes les personnes intéressées par le développement, le progrès et l’avancement de l’innovation, de la recherche et de l’entrepreneuriat en Algérie. Le défi est inéluctable surtout en ces moments où le pays a besoin de la performance technologique et scientifique pour maintenir le processus du développement.

Professeur Djamila Halliche
Directrice générale de l’ANVREDET